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Tessen, "éventail-lame" - l’éventail de guerre

tessen, femme japonaise, art martial, Japon

KawaiKUNAI, notre marque, est connue pour proposer des articles mignons qui sont en réalité des objets de self-défense. Eh bien figurez-vous que ce n’est pas un phénomène nouveau !

Le « tessen » est un éventail de guerre japonais, conçu soit comme un éventail pliable dont les branches externes sont en métal (ou renforcées de métal), soit comme un bloc métallique imitant la forme d’un éventail replié.

L’intérêt du tessen était sa discrétion : il pouvait être transporté même quand le port d’armes (sabre, poignard, etc.) était interdit (dans des palais, des cours, des lieux cérémoniels, etc.)
Les techniques associées à cet éventail de combat forment l’art martial nommé Tessen-jutsu. Il privilégie les parades, les blocages, les frappes ou clés plutôt que la coupe ; car un éventail métallique, même tranchant, ne serait pas très efficace pour un tranchant profond. 
Dans les récits et l’histoire populaire, le tessen sert aussi d’arme « discrète », parfaite pour les situations où un sabre serait déplacé ou interdit, ou lorsqu’on veut passer inaperçu.
 
Même si le tessen est souvent associé aux samouraïs (typiquement des hommes), des sources évoquent que des femmes, parfois des ninjas (kunoichi) l’utilisaient également. 
L’éventail offre l’avantage d’être discret et socialement acceptable, un atout certain pour des femmes cherchant à se défendre sans attirer l’attention, ou dans des contextes où l’arborer comme arme serait mal vu. Un éventail est également facile à dissimuler, léger, maniable dans des lieux clos ou des environnements où un sabre serait peu pratique.
 
Dans certaines traditions ou récits, y compris des légendes, le tessen est utilisé comme arme par des guerrières ou ninjas ; c’est un archétype repris dans la culture populaire. 
 
un fan est facile à dissimuler, léger, maniable dans des lieux clos ou des environnements où un sabre serait peu pratique.
Femmes ninjas Kunoichi & tessen – Sources classiques du ninjutsu
Type : tradition / textes d’école, probable mais pas clairement attesté historiquement
Les écoles de ninjutsu (par ex. Togakure-ryû) mentionnent que les kunoichi utilisaient des armes discrètes : aiguilles, épingles à cheveux, cordes, petits couteaux… et parfois un éventail renforcé.
 
L’éventail y est mentionné comme outil de dissimulation, de distraction ou de frappe, pas forcément comme lame tranchante.
 
Certaines écoles modernes (Bujinkan) enseignent des kata de tessen adaptés à des morphologies féminines, inspirés de ces récits.
kunoichi photo, Japon
Mochizuki Chiyome (XVIᵉ s.) : Fondatrice supposée d’un réseau de kunoichi
Type : semi-historique
Chiyome aurait dirigé un réseau d’espionnes pour le clan Takeda.
 
Dans les reconstructions modernes, on lui attribue l’usage d’armes discrètes, dont un éventail rigide servant à cacher une lame.
 
Ce détail n’est pas certain historiquement, mais souvent cité dans les ouvrages sur les kunoichi.
 
 
Tomoe Gozen, Icône des femmes guerrières
Type : historique attesté (XIIᵉ s.) mais pas d’usage d’éventail
Tomoe Gozen est une onna-bugeisha célèbre pour son talent au naginata et à l’arc.
 
Bien qu’aucune source ne la relie à un éventail-lame, elle apparaît dans de nombreuses adaptations modernes portant un éventail de combat, ce qui illustre l’association culturelle « femme guerrière / élégance / arme discrète ».
 
 
Hangaku Gozen (XIIIᵉ s.)
Type : historique
Une autre figure majeure de femmes guerrières.
 
Certaines estampes de l’ère Edo la représentent avec un gunsen (éventail de commandement, parfois métallique).
 
Ici encore, ce n’est pas un tessen-lame, mais il existe une iconographie féminine associée à l’éventail martial.

Le Tessen est construit autour d’une armature composée de plusieurs lamelles (appelées « brins ») reliées par un axe central qui lui permet de s’ouvrir et de se refermer. Contrairement à un éventail ordinaire, les brins extérieurs sont généralement fabriqués en fer ou en acier épais, tandis que les brins intérieurs peuvent être en métal plus fin ou parfois en bois renforcé.

Entre ces brins est tendue une feuille de papier épais, de soie ou de tissu laqué, souvent décorée de motifs traditionnels. Les pièces métalliques sont forgées, ajustées puis polies à la main avant d’être assemblées avec un rivet central robuste.

Une fois fermé, le tessen forme une sorte de matraque courte et solide ; ouvert, il conserve l’apparence d’un éventail tout en offrant une certaine protection contre les coups ou les projectiles légers. Cette combinaison de discrétion, d’artisanat raffiné et de robustesse en faisait une arme appréciée par certains samouraïs, notamment dans les lieux où le port du sabre était interdit.

Tessen, lames dans éventail, Japon

Pop culture :

Dans certains jeux vidéo de combat, des personnages comme Kitana de la série Mortal Kombat ou Mai Shiranui de Fatal Fury utilisent des éventails comme armes de combat. Cette représentation s’inspire évidemment du tessen, dans ces œuvres les éventails deviennent des armes redoutables, capables de trancher, de parer des attaques ou d’être lancés comme des projectiles, tout en conservant leur apparence élégante et raffinée ; ce qui correspond à l’aspect esthétique des personnages de jeux de combat.

Mai Shiranui, Fatal Fury, jeu vidéo
Kitana, Mortal Kombat, jeu vidéo